Les femmes ont-elles leur place dans les métiers scientifiques ?


Le 11 février est la Journée internationale des femmes et des filles dans la science. L’égalité homme-femme fait partie intégrante de la culture d’entreprise de la Nagra, qui s’attache aussi à offrir un environnement de travail respectueux.

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Le 11 février est la Journée internationale des femmes et des filles dans la science. Que ce soit pour un rapport scientifique ou un plan de construction, peu importe le sexe de la personne qui occupe le poste. C’est le travail réalisé qui est déterminant. Le fait est cependant que les femmes restent sous-représentées dans les disciplines scientifiques. Nous souhaitons donner davantage de visibilité aux femmes ingénieurs et scientifiques. Elles peuvent jouer le rôle de modèle et inspirer ainsi les jeunes filles et d’autres femmes.

À la Nagra, toutes les personnes sont les bienvenues pour participer au projet du siècle « dépôt en couches géologiques profondes » et ce, indépendamment de leur identité sexuelle. Nous souhaitons résoudre ensemble un problème national. Et même si certains chefs de projet sont en réalité des cheffes de projet et que des chefs d’équipe sont en réalité des cheffes d’équipe, les femmes ne sont pas encore suffisamment représentées à la Nagra.

Nous souhaitons faire évoluer les choses, entre autres par des conditions d’embauche et de travail flexibles, et par des changements dans l’environnement de travail. Nous appliquons déjà l’égalité salariale. L’association UND certifie depuis 2016 que la Nagra a ancré la conciliation et l’égalité dans sa stratégie, sa structure et sa culture. UND s’engage pour la conciliation entre l’activité professionnelle et les différents projets de vie.

L’égalité homme-femme fait partie intégrante de notre culture d’entreprise et nous nous attachons aussi à offrir un environnement de travail respectueux. Nous présentons des personnes qui travaillent sur le projet du siècle. Donner de la visibilité aux rôles modèles féminins issus de la science n’est pas un engagement que l’on porte seulement un jour dans l’année, mais aussi dans les semaines et les mois à venir.

Des femmes scientifiques comme rôles modèles

Yvonne Schaub est géographe. Durant son doctorat, elle s’est spécialisée en gestion des risques liés aux dangers naturels en haute montagne. À la Nagra, elle occupe le poste de cheffe de projet dans le domaine « plan sectoriel et autorisation générale ». Elle est en charge du rapport justifiant la sélection du site d’implantation. Ce rapport fait partie de la demande d’autorisation générale pour le dépôt en couches géologiques profondes.

À côté de son activité professionnelle, la scientifique titulaire d’un doctorat s’engage dans le comité directeur de l’association « Girls* on Ice Switzerland ». Chaque année, cette organisation propose deux excursions sur un glacier encadrées par une équipe entièrement féminine (scientifiques, artistes, guides de montagne) et donc en présence d’éventuels rôles modèles. Au travers du vécu et de la communauté, les participantes peuvent découvrir l’univers des sciences (naturelles). De plus, « Girls* On Ice » propose des ateliers et des excursions pour tous les types d’écoles et niveaux scolaires. Les jeunes y reçoivent un aperçu du travail des scientifiques, sont encouragées à développer une pensée critique et à s’intéresser aux problématiques scientifiques.

Les personnes intéressées* peuvent s’inscrire via le site web et Instagram.

*jeunes non-binaires, trans- et jeunes s’identifiant au genre féminin

Photos : Nagra et Girls* on Ice

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